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Fiori è fiure dédicacé : article de Corse-Matin (27/12/11)

Articles de Corse-Matin sur le même sujet (au format PDF)

Le 2 novembre 2002, à la Mairie, plus de 40 personnes ont décidé de la création
d'une Association pour la sauvegarde et la restauration des deux églises du village,
l'Annonciation et Sainte Marie. L'Association fait appel à la générosité de tous
Les dons peuvent être envoyés par chèques à l'adresse suivante :

Mairie de Zalana 20272 Zalana

Chèques à l'ordre de :
Association pour la Sauvegarde des Eglises de Zalana
CCP Ajaccio N° 237 95 B




A Cunfraterna di a Serra

Depuis des siècles, les Confréries sont la sève des communautés villageoises, le levain de leur vie démocratique, le sang de leur identité. En elles, se retrouvent jeunes et vieux, croyants et mécréants. Par elles, les bien portants aident les malades. Avec elles, les vivants peuvent franchir les portes de la mort. Depuis que leurs règles ont été écrites, le seigneur et le berger, assis l'un et l'autre dans les stalles de bois, votent à scrutin secret pour élire leur Prieur, Sous-Prieur et Massier. Ils porteront, sur l'aube blanche à capuche, le mantelet galonné.

Dernier au fond de la casazza, chapelle de la confrérie, le Prieur est installé sous un écriteau où l'on peut lire : OBEDIENZA. Ce qui, par un renversement du pouvoir, signifie qu'il doit obéir aux autres et surtout au Seigneur, s'il veut être écouté et respecté. A sa gauche, et toujours au fond, le Sous-Prieur bénéficie de la pancarte : SILENZIU, " Quia silentium pulchritudo coeremonia est " dit le texte latin pour rappeler que les plus beaux chants sont dans le silence du cœur.

Le Massier, qui portera le bâton d'autorité, A PACE (la paix), est chargé de l'administration de la Compagnie. Mais il ne peut ouvrir tout seul son coffre de bois, où sont jetés les dons récoltés : il faut réunir deux clés, dont l'une est en sa possession et l'autre dans les mains du prieur.

Chaque Compagnie possède ses propres règles, chaque Compagnie a ses propres usages, ses chants, son rituel. L'étendard, qui flotte au vent des processions au milieu des lanternes, porte le nom et la figure du Saint Patron. Les chants, de village en village, laissent entendre les différences qui permettent, même si elles sont parfois légères, de reconnaître, les yeux fermés, où l'on se situe. Tout ceci, bien sûr, reste dans le cadre des grandes lois de la liturgie chrétienne, à laquelle le rituel local apporte la chaleur de son sang pour la vivifier.

Depuis toujours, ou presque, il est fait usage de trois langues : le corse pour la parole, le latin et le toscan pour les chants. Désormais, on peut parler de quatre idiomes, le français ayant pris place dans le discours exclusivement lui aussi. Parce que, dans cette affaire, il faut quand même observer que des siècles sont passés, que les temps et les pratiques ont changé sans que les confréries disparaissent. Bien sûr, il s'en est fallu de peu qu'elles ne meurent, et, il y a encore peu d'années, personne n'aurait osé parier sur leur second souffle.

Mais le souffle porte le chant, et le chant a repris son souffle voici une vingtaine d'années. La génération des années 70 a donné naissance aussi à cela, à cette vie nouvelle, plus consciente -parce que la culture aujourd'hui est conscience- des confréries.

Que cela soit dans nos villages comme dans les villes, c'est le signe fort d'une identité moderne que de rechercher son être collectif, de se réunir autour de son développement et d'agir au profit de tous. Les confrères de la Pieve di a Serra sont certainement, de cette démarche, une des plus belles illustrations. Les confréries associant des laïcs à des clercs commencèrent à apparaître au cours du XIIe siècle, mais c'est sur tout à partir du XIIIe siècle qu'elles prirent rapidement une place essentielle dans la vie de la cité et devinrent des regroupements de laïcs, distincts des ordres religieux ou du clergé paroissial. Les motifs d'association pouvaient être variés, mais reposaient d'abord sur une volonté d'incarner les préceptes évangéliques dans des actions rituelles, sociales et caritatives. C'était des réunions d'hommes, et parfois de femmes, qui partageaient le même goût pour certaines pratiques dévotionnelles ou qu'unissait une même révérence envers un saint.

Les confréries pouvaient aussi rassembler des individus qui pratiquaient un même métier, issus d'une communauté villageoise ou d'une même paroisse. A la fin du XVIe siècle, alors que l'Eglise accomplissait un important effort de réorganisation, à la suite de la tourmente créée par le protestantisme, les confréries jouèrent un rôle important dans l'implication des laïcs dans la vie de l'Eglise. C'est principalement de cette époque et des deux siècles qui suivirent que date la mise en forme des confréries corses dont certaines ont conservé jusqu'à aujourd'hui de véritables joyaux liturgiques. L'essentiel de leurs répertoires comprenait :

- le petit office de la Vierge qui, si nécessaire,
pouvait être chanté à chaque réunion confraternelle,
- les offices des fêtes patronales,
- les offices de la Semaine Sainte,
- l'office des morts.

Chaque office comprenait les premières vêpres, les Vigiles, les laudes et les deuxièmes vêpres. Les offices et les messes des grandes fêtes, comme Noël, Pâques ou la Pentecôte faisaient, le dimanche, office de chantre pour la messe paroissiale. Ils chantaient alors l'ordinaire de la messe, c'est-à-dire les Kyrie, Gloria, Sanctus et Agnus, tandis que les chants du propre, c'est-à-dire l'Introït, le Graduel, l'Alléluia, l'Offertoire et la Communion étaient assurés par le clergé, car ces chants, qui changent tous les dimanches, demandent que l'on sache lire la musique.


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Zalana sur Via Stella
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Tf1 (2010) : Zalana récompensé pour
la sauvegarde de son patrimoine


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L'Eglise paroissiale



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A Cappella di Santa Maria